QUINQUAUD Anna


Anna QUINQUAUD
(Paris, 1890 – Fontenay-Trésigny, 1984)

Femme du Fouta-Djallon
Terre cuite
46 x 27 x 16 cm
Signée sur la base au dos : A. Quinquaud


Très jeune, Anna Quinquaud manie la terre glaise à côté de sa mère, elle-même sculpteur et élève de Rodin. Elle fait partie de ces premières femmes d’une génération nouvelle qui, souhaitant s’émanciper et se libérer d’un enseignement traditionnel, prennent leur chevalet sous le bras et affrontent les multiples aventures, devenant « Artistes-voyageuses ». Rares cependant sont celles qui, comme Anna Quinquaud, passèrent à la postérité.
Élève à l’École des Beaux-Arts, elle obtient très vite des récompenses : en 1914, le prix de sculpture des femmes peintres et sculpteurs, et en 1924 le Premier second Grand Prix de Rome. Ce dernier lui permet d’effectuer son premier voyage sur le continent africain qu’elle préfére à la traditionnelle récompense du séjour à Rome. En 1925, elle remonte donc seule le Niger avec un petit équipage soudanais. Après un bref retour en France, Anna Quinquaud repart à l’aventure en 1930. Cap sur la Guinée cette fois-ci, où elle immortalise les habitants du Fouta-Djallon, région montagneuse de l’Afrique équatoriale où le fleuve Gambie et le fleuve Sénégal trouve leur source.

Notre terre cuite est l’une des variantes pour sa fameuse Femme Fouta-Djallon, sculpture présentée à l’exposition coloniale de 1931, dont l’édition en grès par la manufacture de Quimper contribua à l’immense succès.