FRECHKOP Leonid


Leonid Frechkop
(Moscou 1897 – Bruxelles 1982)


Né à Moscou, puis élève de C. Korovine, A. Arkhipov et N. Kassatkine à l’Académie de cette même ville jusqu’en 1920, il se rend à Paris avant de rejoindre Bruxelles où il s’installe à partir de 1922. Par son mariage, il est en en effet apparenté à la famille belge Canneel. Ses premières oeuvres – rares - toutes peintes avant 1930, sont une extraordinaire illustration du courant de la Nouvelle Objectivité qui traverse alors l’Europe à cette époque.

Notre tableau témoigne de la connaissance qu’a Frechkop des oeuvres des artistes regroupés sans réel programme sous l’étiquette de la Nouvelle Objectivité en Allemagne ou du Néo-Réalisme français, en faveur d’un retour à une peinture figurative et classique. En effet, il est fort probable qu’il ait connaissance des œuvres, peut-être à Paris, de Christian Schad qui y est de passage en 1925. Notre tableau présente de réelles accointances avec son célèbre portrait, Le Comte Saint-Genois d’Anneaucourt , 1927. Nous retrouvons dans les deux tableaux un arrière-plan urbain, la présence des femmes de dos et de profil, la même ambiguïté dans les relations suggérées par la composition entre les personnages. Les deux scènes bénéficient d’une ordonnance solide, d’une touche froide et lisse, d’un graphisme ciselé aux couleurs franches. Cette manière rend compte de la fascination de Frechkop pour l’art de la Renaissance italienne et allemande, notamment du peintre Hans Holbein, dont la peinture est caractérisée par des volumes sculpturaux et forts et les découpes lisses du dessin.

Frechkop, qui vécut une grande partie de sa vie à Bruxelles, est le représentant le plus important du mouvement de la Nouvelle Objectivité en Belgique.

 


1/ Huile sur bois, 103 x 80,5 cm, musée national d’art moderne, centre Georges Pompidou, Paris.


Oeuvre présenté:
Dans l’atelier, 1927-28
Huile sur toile
Fusain, pastel, gouache, aquarelle et huile sur papier
120 x 60 cm
Signée et datée en haut à gauche : L. Frechkop 1927-28